23-10-2026
Une nouvelle vignette en 2030 pour pallier une baisse des recettes taxes carburant ?
Auteur : Mélanie
Avec l'électrification du parc automobile, les recettes fiscales tirées des carburants sont appelées à diminuer. Dans son Baromètre de la fiscalité routière 2026, l'Institut Mobilités en Transition (IMT) propose une redevance annuelle sur les véhicules. Une piste qui rappelle la vignette automobile des années 80 et 90, mais avec un montant adapté au véhicule et au profil de son propriétaire.
La croissance des véhicules électriques génère une perte de revenus pour l'État
La fiscalité routière a rapporté 67,5 milliards d'euros à l'État, aux collectivités et à la Sécurité sociale en 2025, selon l'IMT. Mais ce modèle repose largement sur la consommation de carburants fossiles, appelée à reculer avec l'essor des véhicules 100% électriques.
Avec ce système fiscal, l'institut estime que les recettes des taxes sur les énergies routières, carburants et électricité compris, diminueraient de 10,4 milliards d'euros en 2035 par rapport à 2025. L'électrification n'explique toutefois qu'une partie de la baisse : le gel de certaines taxes et le développement de carburants moins taxés, comme le GPL ou le Superéthanol E-85, y contribuent également.
Avec ce système fiscal, l'institut estime que les recettes des taxes sur les énergies routières, carburants et électricité compris, diminueraient de 10,4 milliards d'euros en 2035 par rapport à 2025. L'électrification n'explique toutefois qu'une partie de la baisse : le gel de certaines taxes et le développement de carburants moins taxés, comme le GPL ou le Superéthanol E-85, y contribuent également.
De nouvelles ressources pour compenser la baisse des recettes taxes carburant
Pour maintenir les ressources de l'État, l'IMT préconise une « redevance annuelle véhicule », basée sur la propriété d'un véhicule motorisé, comme l'ancienne vignette en vigueur dans les années 80 et 90. Elle concernerait aussi bien les voitures thermiques et électriques que les utilitaires, les poids lourds et les deux-roues motorisés. Cependant, son montant serait variable en fonction de critères environnementaux, comme la masse du véhicule (poids à vide G1 sur le certificat d'immatriculation) et les émissions de CO, mais aussi selon le revenu du ménage, le lieu de résidence et le nombre de véhicules possédés.
L'objectif principal de cette résolution serait ainsi de limiter l'effort demandé aux ménages modestes et aux automobilistes dépendants fortement de leur voiture pour se déplacer, tout en préservant l'incitation à passer à l'électrique.

Montant de la redevance automobile modulable
Si elle est validée par l'Administration fiscale, cette contribution pourrait être mise en place à partir de 2030 et représenterait environ 140 € par an pour une voiture détenue par un particulier, puis 260 € en 2035. Toutefois, ces moyennes masquent de fortes variations. Les exemples dans le Baromètre de la fiscalité routière de l'IFM vont de 30 € à 910 € en 2030 selon le véhicule et la situation du ménage. Le dispositif remplacerait également certaines taxes annuelles déjà acquittées par les entreprises. Présentée comme une solution sur le long terme, cette possible nouvelle vignette reste une simple proposition à l'heure actuelle. Les dates et les montants avancés sont des hypothèses de travail, dont la mise en œuvre nécessiterait une décision des Pouvoirs publics.
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