Côte d'Ivoire : sans carte grise, les conducteurs de tricycles sont malmenés par les forces de l'ordre


Auteur: La rédaction


La carte grise est un élément essentiel pour qu'un véhicule à moteur puisse circuler légalement sur les voies publiques. Voitures particulières, tracteurs, camion, remorques, moto, scooter et même les tricycles n'échappent pas à une immatriculation obligatoire. C'est une des raisons pour lesquelles les conducteurs de tricycles à Yamoussoukro, en Côte d'Ivoire, se retrouvent dans la ligne de mire des forces de l'ordre. Dénonçant même une maltraitance à leur égard, le président des conducteurs de tricycles de Yamoussoukro, Soro Kolo Ibrahim, explique les faits lors d'une interview accordée à un journal local.

Une activité qui s'est ancrée dans la vie quotidienne

Le tricycle à moteur est devenu un moyen de transport très sollicité dans divers domaines notamment dans le commerce et dans le bâtiment. Ils assurent le transport des marchandises, des bagages et même des matériaux de construction. Si à leur début, en 2004, ils étaient vus d'un mauvais oeil, aujourd'hui ils sont omniprésents dans la ville. Entre conducteurs de tricycles et opérateurs économiques les relations sont au beau fixe; avec les forces de l'ordre, il en est autrement. Les deux entités s'entendent comme chien et chat.

Un conflit perpétuel entre l'indispensable et le légal

Si la situation en est arrivée là c'est pour plusieurs raisons. Les forces de l'ordre se montrent antipathiques à leur égard. Premièrement, ils ne laissent guère le temps aux conducteurs de tricycles de bien se garer avant de demander les pièces. « (...)Souvent, ils te voient venir, sans même siffler, ils se mettent devant toi » explique Soro Kolo Ibrahim. Ensuite, ils les malmènent et les traitent sans égard. « Une fois garé, ils enlèvent la clé de la moto, avant de demander les pièces de l'engin ». Mais la cause fondamentale de cette cohabitation difficile est surtout due à la carte grise.

La carte grise est souvent réclamée par les agents de police et ce de manière répétitive. Cependant, d'après les explications du président des conducteurs de tricycles, ces derniers ne sont pas livrés avec une carte grise. L'Etat préconise alors l'obtention d'une carte grise sous peine de fourrière. Or, au niveau administratif, le délai de livraison est souvent tardif ou parfois leur demande n'aboutit pas. « Donc il faut attendre. Ça ne peut pas venir. Quand tu réclames, on t'envoie balader » ajoute Soro Kolo Ibrahim. Et pourtant, source de revenu de plusieurs ménages, les conducteurs de tricycles n'ont pas d'autre choix que de conduire leur engin sans le certificat d'immatriculation malgré la détention de la vignette, de l'assurance et de la patente de mairie.

Plus de carte grise pour les tricyles : une solution au chômage local ?

Pour sortir de ce guêpier, les conducteurs de tricycles réclament donc l'abolition des cartes grises pour les tricycles. Une solution qui semble bien radicale mais pas aux yeux de Soro Kolo Ibrahim car cela leur coûte très cher et pourtant la durée de vie des tricycles est relativement courte. Avec une charge de 150 000 francs par an, incluant une carte grise à 90 000 francs, une vignette à 5 000 francs, une assurance à 25 000 francs et une patente à 30 000 francs, il leur est difficile de boucler la fin du mois avec une recette à 1 500 francs par jour. Ce qui est bien dommage car l'activité est un levier qui permet de baisser le chômage des jeunes.

L'Etat ivoirien cèdera-t-il à cette requête pour mettre fin au fléau qu'est le chômage ?






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