Le malus 2026 défini par le PLF 2025 appliqué depuis le 1er janvier
Conformément à la Loi de Finances votée en 2025, le
malus 2026 s'applique à partir du 1er janvier 2026 avec un
seuil de déclenchement à 108 g de CO₂ /km et un
plafond maximal à 80 000 €, aussi utilisé pour le cumul avec le malus masse.
En parallèle, ce malus au poids se déclenche maintenant à partir de 1 500 kg avec un barème de 10 € par kilogramme entre 1 500 et 1 699 kg, puis qui évolue progressivement pour les tranches supérieures comme prévu dans le cadre du budget 2025.
Malus 2026 pour les véhicules thermiques diesel, essence et même hybrides
Désormais, presque tous les
véhicules thermiques neufs sont taxables au titre du malus écologique. En effet, avec un seuil CO₂ ramené à 108 g/km, des citadines à
motorisation essence ou même hybrides, très populaires et largement mises en circulation, sont concernées par la taxe CO₂.
C'est le cas de la Renault Clio 6 1.2 TCe 115 avec un taux de 114 g de CO₂ /km qui est maintenant redevable de 190 € de malus, tout comme la Peugeot 208 essence 100 ch (118 g/km) dont les propriétaires devront payer 260 € de malus lors de
l'établissement de leur carte grise en ligne.
Autre cas courant, les SUV familiaux neufs dont le
poids à vide (G.1) atteint 1 600 kg seront taxés au titre du
malus sur la masse en ordre de marche de cette manière : 100 kg au-delà de 1 500 kg, soit 100 × 10 € = 1 000 € sur la première tranche (sans compter les éventuels abattements possibles selon la motorisation ou la composition familiale du foyer).
Notez aussi que tout
modèle dépassant 192 g/km devra supporter le malus maximal de 80 000 € (cas éventuel pour les motorisations très puissantes et/ou lourdes).
Le « malus rétroactif » pour les véhicules précédemment exonérés officiellement reporté
L'extension du malus à certains véhicules d'occasion initialement exonérés, notamment les voitures diplomatiques et les
véhicules appartenant à des personnes titulaires d'une carte invalidité, avait été instaurée par la Loi de Finances 2025, avec une entrée en vigueur au 1er janvier 2026.
Toutefois, un rescrit officiel du Gouvernement datant du 24 décembre 2025 précise que l'élargissement n'interviendra pas à cette date mais à une date ultérieure, fixée par la Loi de Finances 2026.
Dans les faits, plusieurs acteurs soulignent aussi les difficultés opérationnelles liées à la fiabilité de l'historique des exonérations et des caractéristiques d'un véhicule sur le marché de l'occasion, ce qui implique de revoir le dispositif juridique et technique du SIV.
PLF 2026 : les discussions parlementaires conditionnent l'adoption du malus 2028
Le
PLF 2026 est également devenu un sujet épineux pour l'
adoption du malus 2028. En effet, un amendement gouvernemental avait été adopté par l'Assemblée nationale pour
supprimer les barèmes initiaux prévus pour 2028 (malus CO₂, taxes annuelles sur les émissions de CO₂ et polluants atmosphériques) afin de
maintenir le même taux qu'en 2027.
La presse professionnelle avait approuvé ce changement de position en indiquant que le Gouvernement avait bien fait d'adopter l'amendement annulant le durcissement du malus 2028, qui devait passer
sous la barre des 100 g /km. Elle a rappelé aussi que la suite du processus législatif, notamment l'examen du texte par la Commission mixte paritaire, resterait déterminante pour la version définitive de la Loi de Finances. Finalement, le désaccord entre les parlementaires a entraîné un
abandon des amendements votés et un report de l'adoption du texte PLF 2026.
Compte tenu des difficultés à respecter les engagements européens à l'horizon 2035, on ressent un recul certain de la part des politiques sur la réglementation CAFE 2025, visant à planifier la fin de la production des modèles thermiques par les
constructeurs automobiles mondiaux.
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